La Fondation Corell appelle à une révision totale de la taxation des transports. Lors de la conférence "EUROVIÑETA, REGLEMENTATION ET FISCALITE".

L'application de l'Eurovignette, un obstacle au transport professionnel ?

La Fondation Corell organise la conférence "Eurovignette, réglementation et fiscalité" pour soulever la nécessité d'un modèle plus juste et durable qui laisse derrière lui une fiscalité obsolète dans le secteur du transport routier et discuter des conséquences de l'Eurovignette dans le transport professionnel. La Fondation Corell rappelle les grandes erreurs législatives dans le domaine de la taxation des transports, comme le "centime sanitaire". La directive Eurovignette établit des règles visant à garantir que les États ne facturent pas plus qu'ils ne le devraient. Elle protège l'utilisateur, mais pour que son application soit équitable, elle doit être la même pour tous les véhicules, qu'ils soient légers ou lourds. Le rôle de l'État est essentiel. Il s'agit de combiner un système qui fonctionne efficacement, où chaque partie remplit sa mission sans interférer de manière négative. La conférence "Eurovignette, réglementation et fiscalité" a offert un aperçu sous différents angles - économique, législatif, commercial - de l'application de l'Eurovignette et de ses conséquences directes sur le secteur du transport routier. Parallèlement, un débat pluriel a été organisé sur ce sujet afin d'entendre de première main l'opinion de différentes entreprises et associations liées au secteur. 

Le président du conseil d'administration de la Fondation Corell, Miguel Ángel Ochoa, chargé de l'ouverture de l'événement, souligne que l'Espagne part d'une "vieille" fiscalité dans un contexte totalement nouveau et signale la nécessité de mettre en œuvre "un modèle plus juste et plus durable". Selon M. Ochoa, le paiement pour l'utilisation des infrastructures de mobilité terrestre doit être légiféré de manière "équitable et durable". En ce sens, l'application de l'Eurovignette est la colonne vertébrale de la conférence organisée par la Fondation Corell. L'Eurovignette désigne l'ensemble des règlements établis par l'Union européenne dans le but de définir les critères que les États membres peuvent appliquer pour décider de faire payer ou non l'utilisation des routes. En 2017, il y a eu une proposition de modification de cette directive où il a été soulevé, entre autres, la pertinence de ce taux à être appliqué uniquement dans les véhicules lourds et non dans les véhicules légers. Selon José Manuel Vassallo, professeur et directeur du département d'ingénierie civile de l'UPM, cette situation génère certains problèmes sur les transporteurs car "ils entraînent des pertes à court-moyen terme puisque la route est payée par le transporteur via des réductions de salaires et d'avantages sociaux". Cette atteinte au transport professionnel n'est pas nouvelle. 

C'est ce qu'indique Miguel Ángel Ochoa en rappelant d'autres "bévues législatives" en matière de taxation des transports comme "le centime sanitaire". Aussi, pour éviter de répéter les erreurs du passé, tous les intervenants de la conférence s'accordent à s'opposer à l'Eurovignette et soulignent le manque de réponses des administrations publiques. 

Lors de la table ronde à laquelle ont participé ASTIC, CONFEBUS, FENADISMER, ANET et la Fondation GUITRANS, Ignacio Cepeda Alejos, président de la Fondation GUITRANS, souligne : " avant de lancer une réglementation et de percevoir un péage, il faut connaître toutes les données et savoir comment cela affecte le secteur des transports. Il faut savoir comment gérer l'argent collecté". Et Rafael Barbadillo, président de Confebus, souligne dans le même sens qu'"il est insensé que des mesures de ce type soient appliquées à un secteur qui contribue autant aux modèles et au tourisme durables".

 
Ce qui est dit
Suivez-nous sur
Dernières nouvelles